L’histoire du vin commence bien avant l’Antiquité classique. Né de la fermentation naturelle du raisin issu de la vitis vinifera, le vin accompagne l’humanité depuis le Néolithique. Il y a près de 8 000 ans, dans les régions du Moyen-Orient, les hommes domestiquent la vigne, maîtrisent la conservation du vin et en organisent déjà la production et les échanges, comme l’attestent les céramiques contenant de la résine de térébinthe, utilisée pour en préserver la qualité.
Très tôt, le vin s’impose comme une boisson singulière. À la fois source de plaisir et de puissance symbolique, il façonne les sociétés qui le produisent et le consomment. Sa maîtrise distingue les cultures organisées, capables d’en réglementer l’usage, d’en définir les rites et d’en faire un marqueur de civilisation.
Assimilé au sang et à la vie, le vin devient un vecteur de pouvoir, de transmission et de sacré. Offert aux dieux, partagé lors des banquets, il traverse les mythes et les religions, d’Osiris à Dionysos, jusqu’au Christ. Ainsi, dès ses origines, le vin ne se limite pas à un breuvage : il s’inscrit au cœur de l’histoire humaine, comme l’un des fondements culturels les plus durables de l’Occident.

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