Offrir du vin aux dieux et aux morts est un devoir fondamental, partagé par tous, riches comme modestes. Dans les temples et les nécropoles, le vin accompagne chaque repas rituel et chaque sacrifice. Avant d’être bu, une part du breuvage est toujours consacrée aux divinités : versée dans la terre pour nourrir les puissances souterraines garantes de la fertilité, ou brûlée sur l’autel afin de s’élever vers l’Olympe.
Ce geste de libation, acte sacré par excellence, s’accomplit à l’aide d’une coupe spécifique, la phiale, dont l’ombilic central symbolise l’origine du monde. Par ce rite, le vin devient un lien entre les hommes, les dieux et les morts, assurant l’équilibre entre le visible et l’invisible.

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